14 octobre 2008
De l’humanitaire oui, mais pour de pauvres riches !
Tout le monde a une chanson préférée, un petit air qui trotte dans la tête et que l’on siffle ou fredonne joyeusement lorsque l’on se sent d’humeur enjouée.
Nous avons découvert quels étaient les morceaux favoris de notre grandiloquent président et de nos dispendieux banquiers.
Pour le premier nous avons "Les copains d’abord" et pour les seconds c’est tout simplement "Avooooir un bon copain…".
Et le doute sur l’amitié qui unit ces personnages n’est plus permis. Pour s’en convaincre il suffit de réaliser ce que peut représenter le cadeau de 360 milliards d’euros que Sarko 1er a promis d’injecter si nécessaire pour empêcher ses amis banquiers de faire faillite.
Officiellement c’est pour le bien de tous les Français. Ben voyons !
Payer récompenser avec de l’argent public l’incompétence et la cupidité de ces pseudo professionnels de la finance qui ont joué avec de l’argent qui n’était pas le leur, voilà qui va effectivement faire du bien à Monsieur Tout-le-Monde qui lui, s’il a le malheur de se retrouver "en faillite" à la fin du mois, n’a droit pour tout plan de sauvetage qu’a des agios, frais de banque, huissiers et saisies sur salaire !
Mais notre président a trouvé le truc, pour faire avaler ses plus monumentales couleuvres il joue systématiquement sur le registre du trémolo pathos et du brave gars qui comprend la souffrance de ses contemporains. Et malheureusement, ça marche.
Quoi qu’il en soit, à l’arrivée ce sont Français qui paieront l’addition, parce que ne rêvons pas, tout l’argent qui sera débloqué ne sera jamais remboursé par les banques qui brandiront s’il le faut le terrifiant spectre de la faillite pour échapper une nouvelle fois à leurs obligations. Ils auraient d’ailleurs bien tort de s’en priver puisque cela marche.
Alors, autant s’attendre dès à présent et pour longtemps, même si l’économie mondiale et celle des banques s’améliorent, à ne pas voir les prestations familiales ou aides aux nécessiteux augmenter significativement.
Par contre, il y a fort à parier que des taxes cachées et autres joyeusetés de cet ordre feront à coup sûr subrepticement leur apparition pour combler le vide des caisses de l’État.
Et la meilleure preuve que cela a toutes les chances d’arriver est justement que notre cher coûteux président a promis que cela n’arriverait pas !
Ce qu’il faut retenir de cette crise, c’est qu’aujourd’hui en France il y a (et il y aura) toujours de l’argent pour aider les incompétents et les escrocs à se remettre sur les rails, mais il n’y en a pas pour le social ou l’humanitaire, sauf si l’humanitaire en question concerne des criminels de sang en cavale !
Sinon comment expliquer que "l’insurmontable" déficit de quelques milliards de la Sécu dont on nous rebat les oreilles depuis des années ne soit pas comblé en un simple claquement de doigt comme cela va être fait pour les banquiers, au lieu de toujours taxer plus durement les malades en réduisant leurs remboursements ?
Idem pour les retraités qui n’ont que le minimum vieillesse et que l’on augmente qu’au compte-goutte "parce-qu’il-n’y-a-pas-d’argent-dans-les-caisses" !
Enfin, et pour définitivement avoir la nausée, il faut savoir que de l’avis de spécialistes il faudrait environ 30 milliards d’euros par an pour éradiquer complètement la faim dans le monde, mais que l’on ne les trouve pas, alors que la zone Euro à elle seule se dit prête à débourser 1 700 milliards d’euros pour aider tous ces pauvres banquiers… Instructif non ?
Pour info cela correspond à près de 57 années sans faim dans le monde, une paille !
13 octobre 2008
Une volonté de fer…la girouette
Sarko 1er serait-il en train de se transformer en Polichinelle 1er ?
La question n’est pas si incongrue que cela lorsque l’on sait avec quelle facilité deux femmes lui ont fait faire volte-face sur l’extradition de Marina Petrella.
De fait, il aura suffi, pour faire plier Sarko 1er l’inflexible pourfendeur des plus démunis, qu’une simple comédienne et sa sœur intercèdent en faveur de l’ex-brigadiste meurtrière pour que notre intransigeant réformateur dépose les armes et se désavoue en rendant son propre décret d'extradition caduc.
Précision qui a son importance, la femme en question se nomme Carla Bruni et la comédienne porte le nom de Valéria Bruni…
Bien entendu tous les ténors de l’UMP, tels des caniches de cirque parfaitement dressés, ont immédiatement retourné leur veste dans un mouvement parfaitement synchronisé et se sont réjouis de ce subit changement de cap de leur maître, déclarant tous en cœur à cette occasion qu’ils se félicitaient de voir que la première dame de France s’intéressait à des situations humanitaires.
Ah ! Si seulement cette première chanteuse chuchoteuse de France pouvait faire preuve d’autant d’enthousiasme, de compassion et d’engagement pour tous ces innocents et honnêtes gens qui, rien qu’en France, n’ont rien à manger et/ou qui vont se retrouver à la rue ou dans des squats immondes et insalubres durant tout l’hiver, l’on pourrait lui prêter un semblant de début de sincérité !
Mais ne rêvons pas, s’occuper des personnes qui le mériteraient vraiment coûterait bien trop cher alors que faire de l’humanitaire « lacryma-pathos » c’est tout aussi médiatique, mais surtout ça ne coûte rien à ceux qui l’exploitent.
Quoi qu’il en soit, cette décision est officiellement un « acte à caractère humanitaire », la pauvre meurtrière étant tombée malade à l’idée de devoir répondre de ses actes criminels envers les familles des victimes.
Cela dit, aux dernières nouvelles la santé du commissaire de police qu’elle a assassiné n’est pas spécialement au beau fixe non plus, mais là visiblement tout le monde s’en fout !
Eh oui, les absents ont toujours tort.
Quel camouflait pour la justice internationale, mais plus grave encore, quelle victoire pour les terroristes du monde entier !
Allez, encore un petit effort de ses avocats et Marina devrait obtenir des dommages-intérêts pour harcèlement moral de la France !
11 juillet 2008
Trop de bla-bla…pas de résultats !
Et voilà ! C’est fait ! Nous connaissons désormais le vainqueur de ce "guignolesque" bras de fer illusion auquel s’est livré notre représentant national en talonnettes avec la Chine.
De fait, Bling-Bling 1er ira bien à la fête de la cérémonie d’ouverture des J.O..
Et pourtant, souvenez-vous, il y a encore à peine 3 mois, celui qui prend un délectable plaisir à être inflexible avec les faibles et les pauvres mettait 3 conditions officielles, rapportées par Rama Yade, pour qu’il assiste à cette cérémonie de la honte : "Trois conditions sont indispensables pour qu'il s'y rende :" disait-elle "la fin des violences contre la population et la libération des prisonniers politiques, la lumière sur les évènements tibétains et l'ouverture du dialogue avec le Dalaï-lama ".
Sur ces 3 conditions, personne ne pourra nier que pas une n’a été atteinte. Mais alors qu’est-ce qui a bien pu faire baisser son collant jusqu’aux chevilles à notre Superman du pouvoir-d’achat-en-berne ?
Eh bien, la Chine a simplement brandi entre autres, le spectre terrifiant et apocalyptique de la possible non-signature des contrats d’Airbus et du T.G.V. et là bien évidemment les riches copains de Bling-Bling 1er ont dû lui donner une petite tape sur l’épaule pour lui rappeler que la vie faite de strass et de paillettes ainsi que les vacances à 200.000 euros pour 3 jours sur un yacht au large de Malte n’étaient gratos qu’en apparence et qu’il fallait voir à ne pas leur faire perdre des marchés.
À moins que ce ne soit tout simplement la pétillante perspective de faire la fête avec des dictateurs qui massacrent et emprisonnent à tout va qui était trop tentante…
10 juillet 2008
Si le crime ne paie pas, il doit se payer !
Au moment où beaucoup s’insurgent, à juste titre, contre l’idée saugrenue de notre représentant en talonnettes national d’accueillir en France les FARC repentis, à nos frais bien sûr, pas aux siens (ah ! immigration choisie quand tu nous tiens, pourvu que ça ne donne pas des idées à un certain Ben Laden…), il se trouve des personnes pour s’offusquer et s’émouvoir de la possible extradition de Marina Petrella, ex-terroriste des Brigades rouges de son état !
Petit rappel des faits :
Marina Petrella fut condamnée en Italie en 1992 à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre d’un commissaire de police à Rome en 1981, mais aussi pour la séquestration d'un magistrat et autres frivolités dont les Brigades rouges étaient friandes. Ces faits prouvés se suffisent à eux-mêmes pour justifier que cette femme soit extradée sans qu’il y ait à rougir de le faire.
Soyons clairs : des terroristes qui ont blessé, tué, torturé ou séquestrer arbitrairement des innocents ne doivent jamais pourvoir se sentir en sécurité où que ce soit et ce, aussi longtemps qu’ils n’ont pas rendu des comptes à la justice du pays dans lequel ils ont perpétrer leurs crimes.
Fort de ce principe il n’est pas choquant que l’ex-activiste des Brigades rouges Marina Petrella soit renvoyée en Italie pour y purger sa peine dès lors que celle-ci n’a pas été infligée de manière arbitraire.
Ce qui est plus troublant c’est plutôt l’asile dont a pu bénéficier cette femme en France ainsi que d’autres meurtriers de ce groupe d’ailleurs. Parce que "France Terre d’asile" pour les innocents et autres opposants politiques dont la vie ou la liberté sont en danger dans leur pays, d’accord, mais si ces menaces ne sont que le résultat direct de leurs actes criminels, ce qui est le cas dans cette affaire, il ne s’agit plus là d’asile, mais plutôt de ce qui pourrait être qualifié de recel de meurtriers !
De fait, quelle différence y a-t-il entre un Kadhafi (ou "autre homme de bien") qui protège des scélérats qui font exploser des avions en plein vol et un État démocratique qui donne asile à la meurtrière d’un représentant de l’ordre d’un autre État démocratique ?
Au nom de quoi Mitterrand s’était-il arrogé le droit de dénier à un pays ami tel que l’Italie, le droit de rendre et surtout de faire appliquer sa justice ?
Il semble que ce soit parce que la méchante avait promis de devenir gentille et de ne plus recommencer !
Or, Mitterrand avait déclaré qu’il refuserait d’extrader les brigadistes assassins qui auraient «rompu avec la machine infernale dans laquelle ils s’étaient engagés».
La belle affaire ! On croit rêver, car c’est un peu juste comme explication ; Alors on tue, on torture, etc., puis on aurait juste à dire "Je recommencerai plus ! Promis, craché, juré, croix de bois croix de fer si mens je vais en enfer !" et pfff tout serait terminé, effacé ?
Voilà bien l’attitude type du simple Président d’une République qui pète les plombs et qui finit par se prendre pour un Roi (voire un Pharaon dans son cas) au point de se croire de droit divin ayant droit de vie ou de mort sur ses sujets à la manière d’un Louis XIV.
N’en déplaise aux donneurs de leçons de morale, les familles des victimes ont le droit d’exiger que justice soit faite.
Et le fait qu’elle se soit "rachetée" en devenant entre autres assistante sociale, qu’elle ait fondé une famille, etc. ne saurait l’affranchir de ses actes criminels passés.
Que diraient toutes ces âmes bien pensantes qui hurlent à la honte de l'extradition si d’aventure l’Italie avait donné asile aux assassins du Préfet Erignac pourtant dûment condamnés par la France ?
Quant au nombre des victimes assassinées par les Brigades rouges dans les années 70 et 80, rappelons qu’il dépasserait les 400 ! On est donc bien loin de la simple "erreur de jeunesse" !
25 mai 2008
Les guignols de la désinfo !
Invité mercredi au JT de 20 heures sur France 2, François Fillon, en parlant de la grogne des transporteurs routiers à propos du prix du gasoil, a donné "sa" solution miracle, avec en prime l’insupportable sourire en coin du sale gosse "pourri gâté" qui se sait intouchable quelle que puisse être l’infamie de ses propos : "Ils n’ont qu’à répercuter la hausse du gasoil sur leurs prix".
Voilà une analyse économique digne d’un nanti qui n’a pas de problèmes de fins de mois !
De fait, si les transporteurs augmentent leurs tarifs, que feront, par exemple, les enseignes telles que les hypermarchés et autres distributeurs ?
Eh bien, ils répercuteront cette hausse à leur tour sur les produits qu’ils vendent.
Et à l’arrivée ce sont encore les plus démunis qui supporteront le plus durement la facture, et ce, même s’ils n’ont pas de voiture.
C’est à se demander si notre premier ministre fumiste se tient au courant de la flambée des prix des produits de première nécessité qui gangrène chaque jour un peu plus le budget des familles.
Bref, ce type de formule salvatrice de comptoir risque de définitivement sonner le glas de la maîtrise de l’inflation.
Comme quoi l’on peut être une grosse légume et raisonner comme le dernier des beaufs !
Par contre pas un mot sur une éventuelle baisse des taxes sur le carburant, qui représentent tout de même près de 60 % du prix d’un litre d’essence ! Normal, il faut éviter les sujets qui fâchent.
Eh oui ! Parce que contrairement à ce que l'on essaie de nous faire avaler avec force matraquages médiatiques, ce n'est pas le pétrole qui est cher dans l’absolu, mais les taxes qui s’agglutinent à lui telle une armée de morpions affamés et qui non seulement ne diminuent pas, mais qui pour la TVA augmente proportionnellement au prix de revient du litre d’essence.
Ainsi, actuellement le litre de SP95 est aux environs de 1,45 € TTC dans les hypers alors que sans la TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers) qui se monte pour l’année 2008 à 0,6069 € le litre, il tournerait aux alentours de 0,72 € TVA comprise !
Le pompon de ce racket gouvernemental étant que l’on paie également une taxe sur les taxes, car la T.V.A., logiquement calculée en dernier, ne l’est pas sur le seul coût de revient d’un litre d’essence (achat, raffinage et distribution), mais aussi sur la fameuse TIPP.
Cela étant, ce n’est pas une nouveauté puisque ce type d’escroquerie a déjà cours sur les factures EDF par exemple ou avec la CSG/RDS non déductible que les salariés ne touchent pas chaque mois, mais sur laquelle ils paient des impôts puisque cette somme non perçue est imposable !
Certes, la gauche appliquait le même calcul avantageux pour elle, mais lorsque le prix du baril augmentait fortement ils (les gens de gauche) avaient au moins la décence de réduire la TIPP.
Dans un précédent billet nous comparions ce gouvernement à une sorte rassemblement de vampires, eh bien, les événements ne font que confirmer la chose, tant les comtes Dracula qui le composent semblent bien décidés à sucer les deniers des Français jusqu’à la moelle de leur porte-monnaie !


